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Actualités: En bref |
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Niveau d’eau maximal (janv. 2026) à Geloi © SPA_CH_NF
De fortes précipitations ont marqué le temps en Sicile vers la fin du mois de janvier. Dans la région de Caltanissetta et dans la plaine de Gela – où se situe également notre zone humide de Geloi –, des quantités de pluie localement très élevées sont tombées en peu de temps, à une intensité qui ne se produit pas chaque année. La zone humide «GELOI wetland» illustre de manière particulièrement éloquente l’impact qu’une gestion ciblée de l’eau peut avoir: couvrant environ 200 hectares, elle est actuellement remplie d’eau à son niveau maximal et a attiré de nombreuses espèces de canards. Dans les prairies humides des zones périphériques, les passereaux trouvent une abondance d’insectes, tandis que les oiseaux limicoles, tels que les vanneaux huppés et les pluviers dorés, profitent eux aussi de l’offre alimentaire riche et variée des prairies humides de Geloi.
Grâce aux mesures de rétention d’eau et aux actions de restauration des biotopes mises en œuvre ces dernières années, les eaux de pluie ont pu être retenues sur de vastes portions du site. Zones faiblement inondées, plans d’eau ouverts et rives richement structurées s’y alternent – une diversité qui fait précisément des zones humides des habitats d’une grande valeur.
C’est surtout en hiver que «GELOI wetland» révèle toute son importance. De nombreuses espèces d’oiseaux, qui nichent en Suisse ainsi que dans le reste de l’Europe centrale et septentrionale, y passent l’hiver ou utilisent le site comme lieu de halte. Les conditions actuelles, riches en eau, assurent une abondance de ressources alimentaires et offrent des refuges sûrs. Dans un paysage marqué, durant de nombreux mois de l’année, par la sécheresse et la pression d’une agriculture intensive, la zone humide apparaît comme une immense oasis.
La grande vulnérabilité de cet écosystème est apparue clairement au cours des dernières années: il y a déjà eu des périodes allant jusqu’à 14 mois durant lesquelles peu, voire aucune, précipitation n’est tombée, et où la zone n’a évité l’assèchement total que grâce à nos mesures de restauration. Des structures fonctionnelles et bien conçues, capables de retenir l’eau durant les phases pluvieuses et de la rendre disponible en période de sécheresse, sont indispensables pour que le site puisse offrir, année après année, une nourriture suffisante à des centaines de milliers d’oiseaux migrateurs.
Les conditions actuelles dans la zone humide de Geloi mettent en évidence ce qui est possible lorsque les zones humides sont protégées et développées de manière cohérente: l’eau reste dans le paysage, les habitats sont préservés – et la biodiversité dispose de l’espace dont elle a urgemment besoin.
Tout cela ne se fait toutefois pas tout seul. Cela requiert des personnes compétentes sur place, nos «bird guards», un entretien continu du site, de nombreux kilomètres de clôtures de protection ainsi que la surveillance du périmètre afin de prévenir toute intrusion indésirable. Pour mener à bien ce travail, nous dépendons du soutien du public sous forme de dons.
Canards souchets, sarcelles d’hiver et fuligules milouins en approche © SPA_CH_NF
Pluviers dorés dans une zone d’eau peu profonde © SPA_CH_NF
Un rougegorge familier qui passe l’hiver à Geloi © C. Pitrella
Lorsque nous prenons le temps d’explorer la nature avec attention, en éveillant tous nos sens, nous découvrons souvent des animaux ou des plantes d’une beauté saisissante, qui, dans le tourbillon du quotidien, passeraient autrement inaperçus. Ces rencontres nous rappellent combien de force et de joie se nichent dans les détails les plus discrets – dans ces instants précieux qui enrichissent notre existence et nous montrent à quel point chaque geste, même le plus modeste, contribue à la richesse et à la diversité de notre environnement naturel.
Nous souhaitons ici exprimer notre profonde gratitude à toutes celles et tous ceux qui rendent possible notre engagement d’utilité publique en faveur d’une biodiversité préservée: nos fidèles soutiens, nos collaboratrices et collaborateurs engagés, nos bénévoles dévoués ainsi que nos partenaires estimés. Leur engagement commun est essentiel pour nous permettre de poursuivre et de développer nos projets de protection des espèces en Suisse et en Europe du Sud.
C’est avec joie et confiance que nous regardons l’année 2026 à venir. Nous souhaitons poursuivre les projets existants, donner vie à de nouvelles idées et continuer à œuvrer pour la préservation des habitats et la protection des espèces sauvages menacées. Puisse l’année à venir vous offrir une multitude de petits moments de beauté, rendant votre quotidien plus proche de la nature.
Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de Noël ainsi qu’une nouvelle année 2026 riche, épanouissante et heureuse.
Une cisticole des joncs et des limaçons de Pise dans notre zone humide de Geloi © D. Pepi
Gorgebleue à miroir aux couleurs festives dans la zone protégée de Geloi © A. Lauricella

Gluaux démontés et oiseaux chanteurs qui en ont été victimes © Committee Against Bird Slaughter
Camp de protection des oiseaux à Chypre / Rapport final – Automne 2025
Les opérations spéciales du camp automnal de protection des oiseaux, «Occupy Akas» et «Dead Air», ont imposé à nos équipes de protection des oiseaux des préparatifs sur le terrain particulièrement lourds et chronophages, ainsi qu’une intense activité médiatique. Les résultats obtenus ont toutefois pleinement récompensé l’ensemble de ces efforts.
Le camp automnal de protection des oiseaux qui vient de s’achever restera comme un jalon majeur de notre action contre les «grands acteurs» du trafic et du massacre d’oiseaux à Chypre. Durant de nombreuses années, nous avons lutté en vain contre la capture illégale, massive et industriellement organisée d’oiseaux migrateurs, pratiquée par deux grands braconniers parfaitement connus de nos services. Leur position sociale, leur influence et leurs réseaux étendus au sein de la scène du massacre d’oiseaux ont, à maintes reprises, empêché les autorités politiques et policières de faire appliquer la législation en vigueur avec toute la rigueur nécessaire.
Les amendes «symboliques» infligées par le passé n’ont en rien entravé leurs activités de massacre d’oiseaux, pas même pour une seule journée. En revanche, grâce à nos actions menées cette année, à des publications approfondies et à un travail médiatique professionnel, la police n’a plus pu fermer les yeux sur ces violations graves de la directive européenne sur la protection des oiseaux ni sur les lois chypriotes en matière de protection de la nature. Des opérations policières coordonnées, menées sur les propriétés des deux chefs de bande, ont ainsi abouti à plusieurs arrestations: l’un d’eux a été pris à trois reprises en flagrant délit de capture illégale à l’aide de filets, l’autre à cinq reprises.
Résultat: pour la première fois, même ces «professionnels» du massacre d’oiseaux ont été frappés par des sanctions réellement dissuasives, pour un montant total avoisinant les 150 000 euros! Cela correspond, en «monnaie du massacre d’oiseaux», aux revenus issus de la mise à mort illégale de quelque 40 000 à 50 000 passereaux, que les braconniers peuvent tirer de leurs ventes aux négociants du marché noir.
Ces succès remportés contre les grands braconniers n’ont en rien ralenti l’engagement de nos équipes de protection des oiseaux. Bien au contraire, elles ont consacré huit semaines supplémentaires à la recherche de sites de capture et de chasse, à la surveillance et à la documentation juridiquement irréprochable d’activités illégales, au démantèlement d’installations de capture prohibées, ainsi qu’au dépôt de nouvelles plaintes pénales.
Ainsi, les résultats globaux du camp automnal de protection des oiseaux 2025 à Chypre parlent d’eux-mêmes.
Résultats globaux du camp automnal de protection des oiseaux 2025 du CABS & de la Fondation Pro Biodiversité à Chypre (10 septembre – 25 novembre):
Braconniers et chasseurs d’oiseaux opérant illégalement
Pouillot fitis capturé sur un gluau interdit © Committee Against Bird Slaughter
Des fauvettes à tête noire fraîchement capturées, juste avant leur libération © Committee Against Bird Slaughter

Fugasse mange dans sa boîte au centre de sauvetage/VS © Tombapic
Notre fondation soutient actuellement six centres de sauvetage pour hérissons, gérés par des bénévoles, en Suisse. L’un d’eux se trouve à Saxon, dans le Bas-Valais. Sa responsable, Mme Sandrine Joly, et son équipe de bénévoles y accueillent chaque année plus de 170 hérissons, dont la plupart sont soignés et relâchés en pleine santé dans la nature.
Malgré l’ampleur de la tâche, Sandrine Joly a pris le temps de nous raconter l’histoire de quelques hérissons récemment soignés – des récits qui redonnent espoir…
Choupic, un bébé hérisson orphelin
Le petit hérisson Choupic a été découvert au fond d’une excavation de chantier – seul et complètement épuisé. En tombant dans la fosse, il avait perdu sa mère, qui a sans doute cherché son petit longtemps avant de se résoudre à abandonner. Choupic ne pesait que 187 grammes et se trouvait dans un état de maigreur extrême et de déshydratation lorsque les personnes qui l’avaient trouvé l’ont confié au centre de sauvetage des hérissons. Grâce à des soins attentifs et spécialisés, il a peu à peu repris des forces et a pu être relâché juste à temps pour l’hibernation. Pour cela, il a d’abord été placé dans un jardin aménagé pour les hérissons, où un bénévole veillait sur lui dans un enclos de réintroduction, jusqu’à ce qu’il s’habitue à son nouvel environnement. Après que les expertes de la station se sont assurées que Choupic pouvait survivre de façon autonome dans la nature, il a retrouvé sa liberté dans ce petit paradis naturel pour hérissons. C’est là qu’il vit désormais en sécurité, se préparant à l’hibernation qui approche.
Fugasse, un jeune hérisson désorienté en danger
Le jeune hérisson Fugasse a été découvert en plein jour, errant, visiblement désorienté, sur une route très fréquentée. Une personne attentive a immédiatement compris qu’il avait besoin d’aide: en général, les hérissons ne sont actifs que la nuit ou au crépuscule!
À son arrivée au centre de sauvetage, Fugasse était extrêmement stressé et agité. On n’a pas pu déterminer ce qui lui était arrivé, mais dans sa boîte de soins, il a reçu une nourriture adaptée et un environnement sûr, ce qui lui a rapidement permis de retrouver son calme. Avec les vieilles feuilles de journal mises à sa disposition par les bénévoles, il s’est même construit un petit nid de fortune. Dans cet environnement conçu pour son bien-être, et grâce aux soins professionnels de nos «mamans hérissons», le petit pensionnaire s’est progressivement rétabli. Comme Choupic et d’autres hérissons recueillis, il a séjourné quelque temps dans l’enclos extérieur avant d’être récemment relâché dans un milieu approprié.
Ces hérissons, comme bien d’autres souvent menacés par les activités humaines, n’auraient eu pratiquement aucune chance de survie sans l’intervention de personnes attentives et sans les soins prodigués dans les centres de sauvetage que nous soutenons activement.
Ces histoires nous rappellent à quel point il est essentiel de prévenir les accidents impliquant des hérissons: en redoublant de prudence au volant durant cette saison sombre, en laissant les tas de feuilles dans nos jardins, en couvrant fosses et piscines ou, si cela n’est pas possible, en disposant par exemple des morceaux de bois ou des pierres servant de rampes de sortie. Des passages dans les clôtures des jardins et un peu d’eau fraîche, renouvelée chaque jour dans une coupelle peu profonde, sont d’autres gestes simples qui facilitent la survie de ces petits animaux à piquants. Il faut aussi rester particulièrement vigilant lors des travaux de jardinage: les hérissons se cachent souvent près des haies ou dans les herbes hautes et, en cas de danger, ils ne fuient pas mais se mettent en boule sur place.
Cet automne, nous aurons sans doute encore de belles histoires de hérissons sauvés et relâchés dans la nature grâce à nos centres de sauvetage. Mais toutes ne connaîtront malheureusement pas une fin heureuse. Il arrive que des hérissons gravement blessés ou malades doivent passer l’hiver dans nos stations – une prise en charge coûteuse.
Les bilans de la saison 2024 prouvent toutefois que ces efforts intenses portent leurs fruits – et cela donne du courage à nos vaillantes «mamans hérissons» pour les semaines d’automne bien remplies qui les attendent. Avec votre soutien, nous pourrons continuer à accueillir, soigner et offrir une seconde chance aux hérissons blessés et affaiblis.
Le hérisson Choupic regarde curieusement hors de sa boîte © Tombapic
Données concernant les hérissons soignés durant la saison 2024 © SPA_CH

Protectrice des oiseaux en train de retirer des gluaux illégaux © Committee Against Bird Slaughter
2ème rapport du camp d’automne de protection des oiseaux à Chypre
Les opérations spéciales très médiatisées «Occupy Akas» et «Dead Air» ont donné des résultats remarquablement positifs. Bien que ces deux actions n’aient duré que quelques jours et se soient achevées il y a environ deux semaines, elles ont abouti à des résultats jamais obtenus auparavant. La police chypriote a fini par reconnaître que le piégeage organisé d’oiseaux constitue une menace grave pour les populations migratrices et qu’il doit être combattu en urgence.
La police a ainsi mené plusieurs opérations soigneusement coordonnées contre les deux plus grands braconniers de l’île, identifiés comme M. A. et M. T. La police chypriote a saisi au total 15 filets chez A. et 16 chez T. Lors d’une opération particulièrement fructueuse sur le site de capture de A., les agents ont découvert sept filets installés et libéré 350 oiseaux migrateurs. Sur le site de T., ils ont trouvé onze filets tendus et libéré 150 oiseaux, tandis que 150 autres étaient déjà morts à l’arrivée des agents de police sur ces lieux de capture illégale.
À l’issue de ces interventions policières, A. a été condamné à une amende de 30 000 euros, et T. à la même peine. C’est la première fois, dans l’histoire de nos camps de protection des oiseaux à Chypre, que de grands braconniers sont frappés d’amendes d’une telle ampleur.
Résultats du camp d’automne de protection des oiseaux à Chypre (du 10 septembre au 10 october 2025):
Braconniers d’oiseaux
Torcol fourmilier extrait d’un filet de capture © Committee Against Bird Slaughter
Fauvette à tête noire mâle libérée d’un filet de capture © Committee Against Bird Slaughter

Garde-faune officiel tenant des passereaux confisqués, victimes de la chasse © Committee Against Bird Slaughter
1er rapport du camp d’automne de protection des oiseaux à Chypre
Cette opération du camp d’automne de protection des oiseaux restera à jamais dans les souvenirs du plus grand braconnier professionnel chypriote, que nous appelons M. A.! Pendant plusieurs jours, des équipes de défenseurs des oiseaux ont manifesté devant son immense terrain de capture illégale, brandissant des banderoles et diffusant des vidéos en direct sur les réseaux sociaux. Contrairement aux années précédentes, la police a cette fois marqué sa présence et a saisi sur place deux énormes filets de capture. Pris ainsi en flagrant délit de braconnage, M. A. a écopé dans la foulée d’une plainte bien salée.
Nos militantes et militants ont bénéficié d’un appui médiatique de premier plan lors de cette action «STOP au massacre des oiseaux», grâce au célèbre reporter de la BBC Chris Packham, bien connu en Angleterre et lui-même engagé pour la protection des oiseaux. Par l’intermédiaire de sa chaîne YouTube, il a informé toute l’Europe en direct sur les abus constatés, tout en participant lui-même au retrait de gluaux et de filets illégaux. Ses reportages sont accessibles via le lien indiqué à la fin de ce rapport.
Outre ces «opérations spéciales de protection des oiseaux», les autres résultats du camp méritent aussi d’être soulignés. En plus de M. A., une autre équipe a réussi à coincer un important braconnier professionnel. Sur son terrain, il avait installé pas moins de 270 gluaux accompagnés d’un dispositif électronique de chants d’oiseaux, ce qui lui permettait de capturer illégalement jusqu’à une centaine de passereaux par jour.
Résultats du camp d’automne de protection des oiseaux à Chypre (2 semaines, septembre 2025):
Braconniers d’oiseaux
Fauvette à tête noire mâle capturée sur un gluau © Committee Against Bird Slaughter
Buisson équipé de 15 gluaux interdits © Committee Against Bird Slaughter

Tour de protection des espèces de Lyss Hardern © SPA_CH
Depuis la mi-août, le ciel au-dessus de Bâle et du reste de la Suisse est devenu calme. Les martinets noirs, dont les cris «srii srii» rythmaient de nombreux soirs d’été, ont pris leur envol vers le sud. Selon un ancien dicton paysan, leur départ marque la fin de l’été. Les vastes nuées de martinets noirs que l’on observe habituellement dans les zones habitées du sud de l’Europe sont plus rares en Suisse. Autrefois principalement nicheurs dans les fissures rocheuses et les cavités des arbres, les martinets dépendent aujourd’hui des sites de nidification offerts dans les zones urbaines. Les constructions modernisées et les rénovations fréquentes dans les villes et villages, combinées à la rapide diminution des populations d’insectes, compliquent la recherche de sites de nidification et de nourriture suffisante. C’est pourquoi le martinet noir, le martinet à ventre blanc et l’hirondelle de fenêtre figurent sur la Liste rouge suisse et nécessitent une protection particulière.
Cette année, six couples ont niché avec succès dans les nichoirs que nous avions planifiés, financés et entretenus en collaboration avec une habitante engagée du centre de quartier Westfeld à Bâle. Les nichoirs ont été directement intégrés dans la façade, en accord avec les architectes responsables. Grâce à cette mesure, dix jeunes oiseaux ont pris leur envol avec succès à Westfeld en 2025. Une partie de ces jeunes cherchera à s’installer à proximité, tandis que d’autres fonderont de nouvelles colonies, attirant à leur tour de nouveaux martinets noirs – un processus naturel qui favorise une bonne diversité génétique. Une fois qu’un couple s’est formé et a trouvé un site de nidification, il y revient systématiquement. Avec l’augmentation des succès de reproduction par rapport à l’année précédente et les améliorations écologiques sur les toits plats et aux abords des bâtiments, nous sommes confiants que la colonie de Westfeld continuera à se développer régulièrement.
Cette saison a également été animée dans nos sept tours de protection des espèces. Quelques jours seulement après l’achèvement de la nouvelle tour de Liesberg, à Bâle-Campagne, les premières hirondelles de fenêtre se sont immédiatement installées et ont niché avec succès. À Walperswil, des effraies des clochers et faucons crécerelles ont presque simultanément occupé le même nichoir. Au final, c’est le faucon crécerelle qui a réussi à se reproduire, tandis que trois œufs d’effraie des clochers sont restés non éclos. Dans notre tour de Frenkendorf, nous avons observé un phénomène similaire – pourrait-on y voir un signe de «pénurie de logements»? Nous continuerons en tout cas à offrir d’autres sites de nidification dans des environnements adaptés.
Il est réjouissant de constater que la colonie de martinets noirs à Frenkendorf, complètement disparue sur l’ancien transformateur, a été recréée grâce à la transformation de ce dernier en tour de protection des espèces en 2021 et continue de se développer régulièrement. Cette année, quatre nichées ont été réussies et six jeunes oiseaux ont pris leur envol. Un jeune n’a pas pu s’envoler à temps; nous l’avons donc rapidement transporté à Rümlang, chez Silvia Volpi, dans la station de sauvetage des martinets, où il a pu se renforcer avant de partir vers le sud avec d’autres congénères depuis Zurich.
Dans notre tour de protection des espèces construite en 2024 à Hardern, les hirondelles de fenêtre se sont immédiatement installées en grand nombre. L’occupation a été presque complète et nous prévoyons d’y installer d’autres nids artificiels. Dans la plupart des régions de la Suisse, en raison de l’imperméabilisation excessive des sols, l’hirondelle de fenêtre ne trouve pas suffisamment d’argile pour construire ses nids naturels et dépend donc de l’aide humaine.
Jeunes martinets noirs juste avant de quitter le nid dans le centre de quartier Westfeld à Bâle © SPA_CH
Dans la tour de Walperswil, des poussins de faucon crécerelle se tiennent à côté des œufs des effraies des clochers © Martin Bader

Un protecteur des oiseaux surveille un site de nidification © E. M. Scabionni
La seule population stable d’aigles de Bonelli en Italie se trouve en Sicile – et sa survie est loin d’être garantie. Autrefois présent également en Sardaigne et dans le sud des Apennins, l’oiseau a vu ses effectifs s’effondrer dans les années 1970 et disparaître presque totalement de ces régions. Grâce à notre travail de surveillance des nids en Sicile, nous avons pu, au fil des années, maintenir une population relativement stable d’aigles de Bonelli (espèce sédentaire). Des tentatives de réintroduction en Sardaigne seront bientôt entreprises en transférant de jeunes individus. Une seconde population, plus importante, subsiste en Espagne, mais ailleurs en Europe, l’espèce ne niche plus qu’au sein de petites populations éparses. On estime qu’il ne reste qu’environ 1200 couples nicheurs sur tout le continent. L’aigle de Bonelli est donc considéré comme extrêmement rare en Europe, avec une tendance générale à la baisse.
Depuis 2011, nous organisons, en collaboration avec nos collègues allemands et les protecteurs d’oiseaux siciliens, un camp de protection des aigles et des faucons. Son objectif: stabiliser à long terme les populations d’aigles de Bonelli, de faucons pèlerins et de faucons laniers en Sicile. Outre l’usage excessif de pesticides, responsable d’empoisonnements, l’intensification agricole et la raréfaction de proies comme le lapin de garenne, les rongeurs et les reptiles, ces majestueux rapaces subissent également la pression constante du braconnage.
Pour un aigle, l’aigle de Bonelli est d’une agilité et d’une rapidité remarquables. Cette particularité en fait, dans certains cercles douteux et auprès de fauconniers peu scrupuleux, un «objet de prestige» très convoité. Sur le marché noir, ces rapaces rares peuvent se vendre 10 000 euros, voire davantage. En Sicile, avant la mise en place de nos vastes mesures de protection, de nombreux poussins, et parfois même des œufs, étaient volés dans les nids puis revendus illégalement. L’aigle de Bonelli ne construisant pas ses aires dans des anfractuosités ou surplombs rocheux particulièrement inaccessibles, ses couvées restent relativement faciles d’accès pour des grimpeurs expérimentés.
Pour contrer ce fléau, nous avons installé de nombreuses caméras-pièges équipées de transmetteurs radio dans les zones montagneuses concernées. Ce dispositif permet des interventions rapides. Les protecteurs d’aigles peuvent se rendre sur place avec les carabiniers dès qu’un criminel s’approche d’un nid. Et si un voleur parvient à s’échapper, il y a de fortes chances que son véhicule, et donc sa plaque d’immatriculation, ait été enregistré par l’une de nos caméras. Ces mesures ont un effet dissuasif considérable sur les braconniers en Sicile. Les intempéries et le vandalisme occasionnel endommagent toutefois régulièrement notre matériel, qui doit alors être remplacé. Par ailleurs, nous assurons un soutien logistique minimal aux bénévoles qui, pendant de longues périodes, veillent sur les nids dans ces zones montagneuses reculées, loin de toute civilisation. Chaque année, le camp de protection des aigles et des faucons se déroule de janvier à la mi-août. Le principal secteur d’action est la région de Ravanusa. Pour la préparation et le bon déroulement de cette mission, nous avons garanti à nos partenaires siciliens une aide équivalente à 3000 euros. Grâce à votre soutien, nous pouvons ensemble mener à bien la campagne de protection en cours. Votre don permettra à un maximum de jeunes aigles de s’envoler librement depuis leur nid et, dans les années à venir, de contribuer à la survie de l’espèce.
Résultats du camp de protection des rapaces 2025 (printemps/été) en Sicile:
Jeune aigle de Bonelli avec une proie © S. Cacopardi
Poussins d’aigle de Bonelli dans le nid © E. M. Scabionni

Des bénévoles guettent les balbuzards pêcheurs © Nos Oiseaux / SPA_CH
Dimanche matin, dès 5h00, plusieurs équipes composées de spécialistes internationaux de la protection des espèces et de passionnés de balbuzards pêcheurs se sont à nouveau postées, jumelles et longues-vues à la main, à des emplacements soigneusement choisis par la cheffe de projet, la Dre Wendy Strahm, afin de recueillir les toutes dernières données sur la réintroduction du balbuzard pêcheur en Suisse. Cette espèce d’oiseau remarquable a malheureusement été exterminée en Suisse par des chasseurs sans scrupules et des braconniers. Ce lourd préjudice porté à notre biodiversité, la biologiste Wendy Strahm souhaite le réparer, aux côtés de nous, défenseurs engagés du balbuzard pêcheur et avec le soutien de nombreuses bénévoles et nombreux bénévoles en y mettant tout son savoir scientifique, sa passion et une profonde détermination.
Depuis 2015, Wendy Strahm a relâché au total 62 individus de cette espèce d’oiseau migrateur (le plus souvent des migrateurs longue distance) en Suisse.
Ainsi, dès 5h09, une première équipe d’observation a pu repérer un balbuzard pêcheur grâce à son cri caractéristique, avant de le confirmer visuellement à 6h58 à Hagneck, dans le delta de l’Aar. Il s’agissait du célèbre balbuzard Arthur (F12, ♂︎). Dans la région du Fanel, au nord-est du Lac de Neuchâtel, un second balbuzard a été observé à 5h24 avec un poisson dans les serres, et un troisième individu l’a rejoint à 7h25, tandis qu’Arthur se trouvait toujours dans la zone de Hagneck. Nous avons donc pu confirmer avec certitude la présence de trois balbuzards pêcheurs.
Mais de quels balbuzards pêcheurs s’agit-il exactement? S’agit-il de nouveaux mâles issus du programme de réintroduction, ou peut-être enfin de femelles qui commencent à s’intéresser à nos mâles? Chez cette espèce, les mâles reviennent généralement dans la région où ils ont effectué leurs premiers vols, tandis que les femelles choisissent de s’installer dans de nouveaux territoires. C’est ainsi que certaines femelles issues du projet de réintroduction se sont accouplées avec succès en Allemagne et en France et ont pu se reproduire. Contrairement à la Suisse, l’Allemagne et la France n’ont jamais complètement fait disparaître leurs populations de balbuzards pêcheurs.
À l’époque, les rapaces étaient considérés comme des prédateurs nuisibles et étaient activement persécutés. Aujourd’hui, la société est bien mieux informée, et ces croyances d’un autre temps ont été abandonnées.
À 9h17, une nouvelle petite sensation a eu lieu: l’équipe présente à Hagneck a observé deux balbuzards pêcheurs volant en même temps dans le ciel. Peu après, ce deuxième individu a pu être formellement identifié: il s’agissait de Racine ♂︎ portant la bague F29.
Les événements se sont alors précipités. Une autre équipe, postée dans la Grande Cariçaie, a repéré le balbuzard Olympe (F28, ♂︎) en compagnie d’une femelle non baguée. Olympe a apporté un poisson à son nid, dans le but de convaincre la femelle qu’il avait tout ce qu’un balbuzard digne de ce nom peut offrir à une partenaire: une nourriture parfaitement adaptée et un nid douillet.
Dès la première matinée dédiée au balbuzard pêcheur, le 15 juin, une femelle non baguée avait été observée au bord du lac de Morat. Après l’analyse de l’ensemble des observations réalisées lors de la deuxième matinée d’observation du balbuzard pêcheur et des horaires précis fournis par les 41 observatrices et observateurs, l’hypothèse se confirme: une autre femelle passerait elle aussi l’été en Suisse. Avec de tels résultats, la Suisse peut nourrir un véritable espoir de revoir bientôt le balbuzard pêcheur s’établir à nouveau comme oiseau nicheur indigène.
Les balbuzards pêcheurs ne représentent en rien une menace ni une concurrence alimentaire pour l’être humain. Ils capturent environ 500 à 1000 grammes de poisson par jour, ne vivent pas en grandes colonies et, comme mentionné, l’espèce est aujourd’hui considérée comme disparue en Suisse avec 0 couple nicheur.
Face à cela, la Suisse compte près de 9 millions d’habitants. La question mérite donc d’être posée: qui, au juste, prive qui de nourriture?
En outre, le balbuzard pêcheur est un véritable indicateur d’une nature intacte. Il exige un habitat calme, à proximité de plans d’eau riches en poissons, avec des rives naturelles et de grands arbres pour y construire son nid. Ce rapace peut nous sensibiliser à la nécessité de mieux protéger nos milieux aquatiques et les écosystèmes qui en dépendent.
Pour plus d’informations sur le projet
Deux balbuzards pêcheurs au-dessus du lac de Bienne © Nos Oiseaux / SPA_CH_NF
Balbuzard pêcheur sur son perchoir à Hagneck © Nos Oiseaux / SPA_CH_NF

Nouvelle tour de protection des espèces à Liesberg/BL © SPA_CH_NF
À Liesberg, dans le canton de Bâle-Campagne, nous avons inauguré le 27 juin, sous des températures estivales, notre septième tour de protection des espèces, dédié aux animaux sauvages vivant dans les bâtiments.
Dès les premiers mois de l’année, des travaux de transformation et de rénovation écologique ont débuté sur la tour. L’objectif était que la tour, dans sa nouvelle fonction de bâtiment de protection des espèces, soit prête à être occupée à temps pour la saison de reproduction. Inspirés par les hirondelles de fenêtre, qui nichent encore sporadiquement à Liesberg dans leurs nids naturels traditionnels, nous avons installé plusieurs nids artificiels sur la tour afin de favoriser spécifiquement cette espèce. Dans notre paysage fortement imperméabilisé, les hirondelles de fenêtre manquent souvent de matière argileuse nécessaire à la construction de leurs nids naturels, ainsi que de proies d’insectes pour se nourrir. Dans la commune de Liesberg, on trouve encore une proportion relativement importante de prairies structurées en bordure du village. Aux côtés du moineau domestique, le moineau friquet y est également encore présent. Ces deux espèces, qui nichent dans des cavités, ont elles aussi été prises en compte sur la façade de la tour.
Dans la première moitié du mois d’avril, les derniers grands travaux de transformation ont été achevés, l’échafaudage démonté, et les premiers oiseaux sédentaires comme les moineaux domestiques et les mésanges charbonnières se sont installés sans tarder! Pour les oiseaux migrateurs, comme les hirondelles de fenêtre, nous leur avons donné un petit coup de pouce dès avril en utilisant un dispositif diffusant des chants d’oiseaux. Il n’a alors pas fallu longtemps avant qu’elles découvrent leurs nouveaux «logements».
Petit événement sensationnel: pile pour l’inauguration de la tour, les premiers couples d’hirondelles de fenêtre élevaient déjà leurs petits directement sur la tour!
Les abords du nouveau bâtiment de protection des espèces à Liesberg présentent encore un environnement d’un naturel exemplaire, avec de nombreux buissons indigènes et de petites prairies de fleurs sauvages. Il y existe ainsi une grande richesse de nourriture adaptée aux besoins spécifiques des oiseaux, idéale pour nourrir et élever leurs petits.
À l’occasion de notre petite cérémonie d’inauguration, nous avons eu le plaisir d’accueillir non seulement des donateurs, des voisins et des partenaires du projet communal, mais aussi les tout premiers habitants à plumes du bâtiment. Outre les hirondelles de fenêtre déjà mentionnées, les moineaux domestiques et les mésanges charbonnières ont trouvé refuge sur cette façade conçue pour favoriser l’accueil de nombreuses espèces. Et même les martinets noirs volent déjà d’un air intriguant tout autour de la tour.
Pour les martinets noirs, quatre nichoirs en bois ont été installés dans les combles, tandis que huit nids en cuvette ont été fixés sous l’avant-toit pour les hirondelles de fenêtre. Sept nichoirs adaptés aux nicheurs de cavité offrent d’excellentes conditions de reproduction au rougequeue noir ou à la bergeronnette grise. Trois autres nichoirs ont été installés spécifiquement pour favoriser les étourneaux sansonnets, et cinq tubes-nichoirs universels offrent un abri sécurisé pour différentes espèces de moineaux et de mésanges. Un dernier nichoir est destiné au faucon crécerelle. Puisque les premiers oiseaux ont déjà investi la tour, nous sommes confiants que de nombreuses autres nichées, en particulier celles des hirondelles de fenêtre et de martinets noirs suivront bientôt!
Les 28 sites de nidification protégés pour différentes espèces nichant dans les bâtiments, ainsi que les deux gîtes ou ouverture d’accès pour les chauves-souris, offrent des cavités, des niches et des refuges sûrs aux espèces sauvages du milieu bâti. Dans les constructions neuves comme dans les rénovations, ces structures vitales sont malheureusement encore trop souvent oubliées, ce qui a des conséquences dramatiques pour la biodiversité dans nos villes et nos villages. À travers nos bâtiments dédiés à la protection des espèces, nous souhaitons montrer l’exemple et prouver qu’il est possible de remédier concrètement à «cet oubli».
Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à toutes les donatrices et à tous les donateurs pour leur soutien engagé en faveur du nouveau bâtiment de protection des espèces à Liesberg, qui contribue activement à sensibiliser la population aux possibilités de favoriser la biodiversité en milieu bâti. Nous remercions également l’entreprise Heinz Mildner AG, l’entreprise Felix Häring GmbH, l’entreprise de peinture Pecht ainsi que tous les artisans impliqués pour la qualité de leur travail, réalisé avec compétence et dans le respect de l’environnement, sans oublier la commune de Liesberg pour son soutien bienveillant.
Ensemble, nous apportons une contribution précieuse à la protection des espèces à l’échelle locale.
Visite guidée de la tour de protection des espèces à Liesberg © SPA_CH_AB
Une hirondelle de fenêtre nourrit ses petits à la nouvelle tour de Liesberg © SPA_CH_NF

Colonies de nidification de flamants roses dans notre lagune de Pantano Longarini © SPA_IT
Contrairement à ce printemps, l’année 2024, extrêmement sèche en Sicile, n’avait offert que peu de chances de nidification et d’élevage des jeunes aux espèces d’oiseaux des zones humides et lagunaires nichant au sol.
Jusqu’à 50 écoliers ont profité de la canicule de l’été 2024, avec des températures allant jusqu’à +45° C, pour participer bénévolement à plusieurs actions de gestion écologique. Sous une chaleur accablante, ils ont inlassablement débarrassé de la végétation les îlots de nidification que nous avions aménagés dans la lagune de Pantano Longarini, afin d’offrir, pour cette année, des conditions de reproduction idéales aux espèces nichant au sol telles que le flamant rose, l’œdicnème criard, l’échasse blanche, la sterne naine, ainsi que la glaréole à collier, observée pour la première fois en nidification dans la zone lagunaire.
À notre grande joie, ce sont au total 7 espèces d’oiseaux, dont certaines devenues rares, qui ont profité de ces aménagements ce printemps, parmi lesquelles des espèces exclusivement coloniales, comme les flamants roses et les sternes naines!
Les écoliers, engagés et persévérants, pourront, dans les semaines à venir, se réjouir du succès de reproduction obtenu grâce à leur travail acharné. Leur action a permis de créer un environnement idéal pour les espèces nichant au sol, fruit de leur engagement de l’été dernier. Une magnifique réussite écologique en pleine nature, à laquelle les enfants ont eux-mêmes activement participé.
Août 2024 – des écoliers retirent la végétation sur les îlots de nidification © SPA_IT
Mai 2025 – couples d’oiseaux en nidification sur les îlots de la lagune de Pantano Longarini © SPA_IT

Mirador de chasse aux oiseaux sur l’île de Zakynthos © Committee Against Bird Slaughter
Rapport du camp printanier de protection des oiseaux à Zakynthos (îles Ioniennes / Grèce)
La troisième année de notre camp printanier de protection des oiseaux sur l’île de Zakynthos (Grèce), réalisé en coopération avec l’organisation «Committee Against Bird Slaughter» (Comité contre le massacre des oiseaux), restera sans doute dans la mémoire comme la plus douloureuse pour les protectrices et protecteurs des oiseaux engagés sur place.
Comme déjà lors des deux années précédentes, nos protecteurs savaient, forts de leur propre expérience, à quoi s’attendre: des insultes et des attaques agressives de la part de chasseurs en colère. Mais une agression violente menée par une quinzaine de chasseurs, dont certains masqués, a tout de même représenté une expérience inédite et, disons-le, peu souhaitée — parfois même sanglante. Trois de nos protecteurs ont dû se rendre à l’hôpital de Zakynthos pour faire soigner leurs blessures, mais ont heureusement pu en sortir le soir même.
Pendant l’agression, nos protecteurs ont pu enregistrer des preuves vidéo grâce à leurs caméras-piétons, ce qui, malgré la fuite des assaillants du lieu de l’attaque, a entrainé l’arrestation et une détention provisoire de trois jours pour quatre chasseurs accusés de coups et blessures ainsi que de destruction et vol de matériel. Après une première audience judiciaire, chacun des quatre chasseurs a dû verser une caution de 3000 euros et se voit interdit de quitter l’île jusqu’à la deuxième audience, prévue dans environ six mois!
Au-delà de ces événements peu réjouissants, une note positive: la nouvelle de cet incident et des sanctions infligées aux chasseurs concernés s’est répandue comme une traînée de poudre sur l’île, au point de dissuader de nombreux autres chasseurs de s’adonner à la chasse illégale et criminelle — du moins pour ce printemps.
Résultats du camp printanier de protection des oiseaux à Zakynthos (12.04. – 02.05.2025)
Guêpier d’Europe strictement protégé, blessé illégalement par balle © Committee Against Bird Slaughter
Île de Zakynthos – Vue sur la mer Ionienne © Committee Against Bird Slaughter

Fauvette à tête noire femelle prise sur un gluau sur un mûrier © Committee Against Bird Slaughter
1er rapport du camp printanier de protection des oiseaux à Chypre
Contrairement aux deux dernières printemps, nos espoirs de voir perdurer un faible niveau d'activité illégale de capture d'oiseaux migrateurs à Chypre ne se sont malheureusement pas concrétisés ce printemps 2025. Sur plusieurs sites encore actifs de capture d'oiseaux migrateurs, nous avons dû constater d’intenses activités de braconnage. Pour la première fois depuis plusieurs printemps, des filets de capture illégaux ont à nouveau été installés et des appels électroniques ont été utilisés afin de maximiser le nombre d'oiseaux capturés. Et ce, non seulement pendant la journée, mais aussi tôt le matin, avant le lever du soleil!
Mais même les «petits» braconniers ne sont pas restés inactifs non plus et nos protectrices et protecteurs des oiseaux ont donc dû démonter des gluaux interdits qui avaient été placés sur des arbres et des buissons chargés de baies dans plusieurs endroits de capture, ou faire appel aux gardes-chasse.
Heureusement, les braconniers d'oiseaux actifs sur les trois plus grands sites de capture ont pu être pris en flagrant délit et dénoncés.
Résultat du camp printanier de protection des oiseaux à Chypre (18.03. – 11.04.2025):
Capture illégale d’oiseaux
Une fauvette à tête noire femelle est libérée d’un gluau © Committee Against Bird Slaughter
Fauvette babillarde prise sur un gluau © Committee Against Bird Slaughter

Balbuzard pêcheur sur un perchoir © Leo/fokus-natur
Le balbuzard pêcheur était autrefois un oiseau nicheur indigène en Suisse. Cependant, en raison d’une chasse inconsidérée, cette fascinante espèce de rapace a été éradiquée chez nous. La dernière preuve de nidification remonte à 1911. L’abattage des vieux arbres hauts et à larges cimes près des plans d’eau, ainsi que l’utilisation du DDT, un puissant polluant environnemental, ont également eu un impact négatif sur l’espèce à l’échelle européenne.
Aujourd’hui, la situation s’est quelque peu améliorée et les populations se rétablissent lentement en Europe.
En Suisse toutefois, le balbuzard pêcheur n’est pas encore revenu comme oiseau nicheur. C’est pourquoi nous soutenons le projet ambitieux de Wendy Strahm et de l’organisation Nos Oiseaux, qui vise à réintroduire cet impressionnant rapace. Entre 2015 et 2020, 62 de ces oiseaux en provenance d’Allemagne et de Norvège ont ainsi été relâchés en Suisse.
La plupart des balbuzards pêcheurs migrent vers l’Afrique durant l’hiver. Afin de pouvoir les identifier avec précision en cas d’observation dans leur zone d’hivernage ou après leur retour en Suisse, tous les balbuzards du projet portent un anneau bleu avec un numéro blanc sur la patte droite. Cela a permis, par exemple, de documenter que les individus du «Projet-balbuzards pêcheurs» se sont accouplés en Allemagne et en France, et ont déjà réussi à se reproduire avec succès au cours des deux dernières années.
La migration printanière des oiseaux bat son plein, et après une première observation marquante en France – où la femelle balbuzard pêcheur Pistache, portant le numéro d’anneau F11, a été aperçue pour la première fois depuis sa réintroduction en 2018 – d’autres signalements ont suivi: le 22 mars 2025, le premier balbuzard pêcheur a été confirmé en Suisse. Entre-temps, plusieurs balbuzards pêcheurs ont été observés, notamment dans l’importante zone humide de la Grande Cariçaie sur les rives du lac de Neuchâtel, et près du lac de Bienne. En tout, la présence de trois de ces rapaces diurnes, qui se nourrissent exclusivement de poissons, a pu être confirmée en Suisse. Parmi eux, figure également le célèbre Arthur (F12), la star du delta de l’Aar, réintroduit en 2018, qui revient chaque année depuis 2020 dans notre pays à la recherche d’une partenaire.
Nous attendons avec impatience l’arrivée d’autres balbuzards pêcheurs en Suisse et espérons des accouplements réussis!
Bien sûr, l’espoir seul ne suffit pas et il est aussi essentiel de s’engager en faveur de milieux aquatiques naturels, de zones de quiétude, et de cultiver un véritable respect pour la nature qui nous entoure
Succès de reproduction dans les pays voisins © Pröhl/fokus-natur
Balbuzard pêcheur en chasse de nourriture © Olivier Jean-Petit-Matile
Tour de transformation désaffectée à Liesberg © SPA_CH
Au début de l’année, nous avons commencé à Liesberg (BL) les travaux de transformation et de rénovation de notre septième tour de protection pour les espèces sauvages indigènes en Suisse.
Cette tour de transformation électrique datant de 1934 n'est plus en service aujourd'hui. Elle est idéalement située dans la zone bâtie, entre le cimetière et l'école, à proximité de jardins et de prairies. Cette tour offrira donc des niches de nidification et de repos protégées, tant aux oiseaux des zones résidentielles, comme l'hirondelle de fenêtre, qu’aux espèces des prairies et des champs, comme le moineau friquet.
Avec la conversion d’anciennes stations de transformation désaffectées en tours de protection des espèces de la faune sauvage indigène vivant dans les zones résidentielles et agricoles, nous voulons donner un signal fort contre la perte continue de niches et de cachettes dans nos bâtiments, qui sont essentielles à la survie de nombreuses espèces animales.
Les travaux de rénovation ont commencé fin janvier par le montage de l'échafaudage autour de la tour de transformation désaffectée et, grâce à l’engagement des artisans locaux impliqués, les travaux pour l’installation des différents nichoirs directement dans la maçonnerie, à l'abri des intempéries, sont déjà en cours.
Les travaux à l'intérieur de la tour avancent également bien: une plateforme intermédiaire supplémentaire en bois a été érigée, ce qui facilitera l'entretien futur de la tour. Elle permettra d'accéder à tous les nichoirs depuis l'intérieur de la tour, afin de mieux les inspecter et les nettoyer.
Sept nichoirs pour les oiseaux cavernicoles seront installés, ce qui permettra de favoriser la reproduction, par exemple, du rougequeue noir et de la bergeronnette grise. Trois nichoirs spécifiques pour les étourneaux et cinq nichoirs cylindriques universels, adaptés à diverses espèces, sont également prévus. Sous le toit, des structures seront installées pour favoriser la nidification de l'hirondelle de fenêtre et du martinet noir, tandis que pour le faucon crécerelle, nous avons prévu un nichoir optimal sur la façade, où ces oiseaux pourront élever leurs petits avec succès. Enfin, pour aider les chauves-souris, nous installerons un refuge adapté à ces mammifères menacés.
Tour avec échafaudage à Liesberg © SPA_CH
Hirondelle de fenêtre © Pröhl/fokus-natur

Le niveau de l'eau en janvier 2025 à l'Acquitrino Isola © C.E.A. Niscemi
Sauf quelques précipitations intenses mais très localisées durant l'automne, l’année dernière a été extrêmement sèche dans le sud de la Sicile.
Les réserves d'eau de nos zones humides de Geloi se sont dangereusement réduites, mais grâce aux mesures de gestion de l'eau adoptées, nous avons réussi à maintenir au moins un niveau minimal d'eau dans trois marais («acquitrini»).
Le 18 janvier 2025, la pluie est enfin revenue sur la côte sud de la Sicile. Cela constitue une base importante pour les 50 espèces d'oiseaux qui hivernent actuellement dans notre zone de protection. Outre de nombreuses espèces d'oiseaux chanteurs et plusieurs espèces de canards et de limicoles, une nouvelle espèce, qui n'avait pas encore été observée dans notre réserve, a été identifiée: le pigeon colombin (Columba oenas).
Dans la zone des trois «acquitrini» (marais) que nous avons créés, d’une superficie totale d’environ 20 hectares, l’eau de pluie a été absorbée par le sol et ainsi stockée de manière durable. Ces réserves suffiront pour les mois à venir et créeront l'habitat idéal pour de nombreuses espèces d'oiseaux et d'autres animaux sauvages.
Pendant les mois d'hiver, nos bird guards locaux s’occupent de planter des arbres et des arbustes méditerranéens qui, à leur tour, contribueront à retenir l'humidité pendant les mois les plus chauds et les plus secs
Pluvier doré et canards souchets © A. Tanti
Le niveau de l'eau à l’Acquitrino di mezzo © M. Zafarana
La chevêche d'Athéna est une espèce fortement menacée en Suisse, principalement en raison de la perte de ses habitats, tels que les vieux arbres fruitiers. Nous soutenons la mise en place de mesures visant à préserver et à favoriser la chevêche d'Athéna, ainsi qu'à restaurer des paysages adaptés à cette espèce… au projet
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